L’équipe de Deschamps est logiquement ambitieuse. Rémy n’est pas placé en pointe comme on pouvait l’envisager. Reste que je n’arrive pas trop à comprendre le 4-3-3 marseillais. Valbuena est au milieu. Un milieu très offensif, une sorte de 10 derrière Brandao. Les 3 de devant bougent beaucoup, Ayew occupe quant à lui tout le côté gauche. Même devant la télé, le froid m'a gêlé le cerveau. Mais réchauffé par le début de rencontre de l'OM, je vois enfin que cette organisation, c'est un 4-2-3-1. Un schéma qui marche très bien. Marseille domine d'entrée et on se demande même comment ce Spartak a pu s’imposer au Vélodrome !

Le Spartak ne sort jamais, étouffé par l’OM. L’affaire semble bouclée dès la 10e minute quand Valbuena marque sur ce qui devient une « spéciale » pour lui, la frappe enroulée en pivot. La toupie Valbuena lance l’OM et on se dit que ça va être tranquille finalement. Dans tous les secteurs, Marseille est au-dessus.

Malgré le froid « Findus », l’ambiance est excellente. Ça sent le vrai match de Coupe d’Europe et on voit un OM enfin à un niveau digne de son rang.

Le problème, c’est que ce Spartak n’est pas aussi nul que ça. En fait, c’est un peu comme si les Russes n’avaient pas su gérer le début de match et la situation avantageuse pour eux. D’un coup, le match s’inverse. L’OM ne tient plus le ballon, ne gagne plus un duel, recule. Le dernier quart d’heure est très compliqué. La décontraction laisse place au doute et au stress. Il faudra assurément un OM solide pour contenir le Spartak, voire le contrer en seconde période.

La sensation est confirmée. Le Spartak revient après la pause avec la même volonté. Marseille subit mais Marseille va contrer. Un max de réussite pour Remy et à 2/0 l’idée que l’OM ne peut plus laisser filer ce match.

J’aimerais noter le très bon match (récompensé d’un joli but) de Brandao. Dans un rôle qui lui convient, dans l’axe, il redevient pesant pour une défense, utile pour son équipe. Très critiqué depuis le début de la saison, il méritait bien une petite mention. 20 minutes en fin de première période, une dizaine en début de seconde, voilà le court moment pénible pour Marseille.

Marseille a donc gagné son match de l’année. Avec Deschamps, Marseille gagne le titre la première année et va dans le top 16 européen la deuxième. Ça doit être ça un bon coach ! Qualifié en 8e, enfin, très bien placé en championnat, l’OM revient de Moscou tout frais, tout beau !

La soirée foot continuait avec AJA/Milan. Et on attendait une folie. Parce qu’en dehors d’un vrai truc de fou, comment imaginer Auxerre gagner ? Avec un 4-4-1-1, avec Sammaritano et Contout, deux joueurs qui récemment enflammaient la Rabine et la Licorne, l’AJA devait battre Milan, ses stars, ses champions du monde ! Enorme ! Et évidemment, on avait tous envie que ça arrive (enfin sauf si on est supp du Milan). Voir des matches qui vous réconcilient avec la magie du foot, au moins une fois par an, ça fait du bien.

Milan débute en mode : « Ca va aller tranquille, on est Milan quand même ! » 3 joueurs plutôt défensifs au milieu et 3 supers offensifs, Seedorf, Zlatan et Robinho. Ça sent parfois la maison de retraite dans les rangs de cette équipe, mais niveau classe et palmarès, c’est absolument extraordinaire.

Comme c’est un match de poule et pas un « vrai » match de Coupe d’Europe, ça débute doucement. Auxerre ne veut pas trop se livrer, en même temps c’est pas dans les habitudes maison, et Milan se contente de jauger son « inconnu » du soir.

Ça donne un match de championnat, banal. La folie attendra ! Milan contrôle sans forcer tandis qu’Auxerre ne joue pas « petit ».

Le problème de ce match c’est qu’en fait, il ne sert à rien. Enfin, pas à grand-chose. Milan veut aller en 8e et même en perdant en Bourgogne, un succès devant l’Ajax ensuite serait suffisant. Et l’AJA, le prestige oui, mais après avoir battu Milan, peut-on sérieusement envisager mieux qu’un nul, insuffisant à Madrid ? Bon, j’exagère, l’AJA peut attraper la 3e place et c’est déjà pas mal ! Le problème de ces poules, c’est que c’est de la comptabilité ! Dans plusieurs matches du soir, les équipes n’ont pas joué et les résultats n’étaient pas irrémédiables. Sur les 6 journées de « poules », on a jamais plus de deux journées vraiment intéressantes.

Et Auxerre alors ? Et bien, sur la seconde période, on a vite la sensation que c’est Milan qui va marquer. La folie auxerroise ne vient pas, jamais la prise de risque n’est maximale. On ne tente pas le déséquilibre. Milan est plus fort et Zlatan va se charger de la correction. Et le pire, c’est que même l’Europa League s’est éloigné…