C’était donc l’affiche de cette première partie de saison. Le moment attendu par le PSG pour marquer les esprits. Le début de rencontre n’est toutefois pas du tout conforme à ce qu’on attendait. Paris avait promis une grosse intensité et une attitude à la hauteur. On a vu tout le contraire. On a vu aussi une étonnante tactique avec une défense à 5 comportant Bastos en arrière gauche ! Lyon a peur, mais ça ne l’empêche pas de mieux s’installer dans le match en faisant bien circuler le ballon. En position d’attente, Paris vise le contre fatal. Une approche incompréhensible. Et quand le PSG a le ballon, les mauvaises passes et les mauvais choix sont trop nombreux. A l’occasion nette de Pastore, l’OL répond avec Lisandro qui touche le poteau. Cet équilibre n’est néanmoins pas révélateur de la physionomie d’un match globalement mieux maîtrisé par l’OL. Et si le milieu lyonnais n’est pas très créatif, il est supérieur à celui d’un PSG d’abord occupé à récupérer le ballon. Dans le secteur offensif, Gomis et Lisandro font planer une menace constante tandis qu’à Paris, Ibra est trop discret, Pastore trop bas et Menez confus.

Le niveau du match n’est pas très élevé. Décevant même, eu égard aux attentes. Un niveau et un rythme que le PSG ne parvient jamais à monter et dont l’OL se satisfait logiquement. Peu avant la pause, la passe catastrophique de Motta qui offre un corner à l’OL illustre tous les tourments de son équipe. Une équipe qui même après une première période très moyenne trouve la faille. Cette avance n’est pas franchement méritée, mais elle existe et c’est tout ce qu’il y a à retenir de cette première période. La suite n’est pas plus intéressante. Peu à peu, on atteint même un niveau d’une grande médiocrité. Les torts sont largement partagés tant les deux équipes ne produisent rien. Dans ce grand « rien », l’OL mené, continue curieusement avec sa tactique initiale et ses 5 défenseurs. Pire, Lyon n’arrive plus à garder le ballon, attendant peut-être un exploit de Gomis ou Lisandro. Dans cette seconde période soporifique, ça marche, ça rate des passes et ça sent surtout l’ennui. La fin du match bascule clairement côté Paris, mais il manque l’accélération qui pourrait faire la différence. Les deux coachs attendent les 5 dernières minutes pour changer. C’est plus offensif à Lyon et plus défensif à Paris. Ça ne change au fond pas grand-chose tant Lyon semble résigné. Paris passe devant au classement mais on retiendra plus le symbole que le coup de force.

Paris, l’OL et Marseille. L’OM a en effet gagné, encore. Et encore une fois, presque à chaque fois, rien d’impressionnant ne s’est dégagé de ce court succès. Je pensais que le TFC allait faire retomber l’OM dans son irrégularité, pas qu’il allait offrir la rencontre en prenant deux cartons rouges d’une stupidité sans nom. A 11 contre 9, il a quand même fallu un exploit personnel de Gignac pour arracher la victoire. Laborieux mais vainqueur quand même. Après tout, dans cette L1, à 11 contre 9, ça ne gagne pas toujours… ça perd même parfois. Une fois de plus, l’OM prive l’observateur de commentaire, d’analyse. Premier ex-æquo avec une différence de +3, c’est déconcertant. Le jeu, les joueurs, là encore ça laisse pantois. On dit que ça ne tient qu’à un fil, mais il va peut-être falloir sortir de ce lieu commun non ? Reste à savoir quelles sont les pistes à explorer pour comprendre cet OM unique. Je lis mes confrères pour tenter de comprendre pourquoi tout cela me laisse sans voix, mais je ne vois rien. Après tout, on n’est pas obligé de tout expliquer…

Il est, en revanche, plus simple d’expliquer Montpellier et Lille. Et ce même si les deux clubs affichent des visages tout aussi déconcertants. Les deux derniers champions sont comme des cas d’école pour tous ceux qui pensent que le choix tactique, le 442 ou le 433 est ce qui compte avant tout. Le champion remonte, aligne les victoires et le nom de Giroud est d’un coup moins évoqué. La source du mal a disparu. Le redressement lillois a lui connu un coup d’arrêt. Garcia a de nouveau été déçu par l’attitude de ses joueurs. Il dit avoir vu un état d’esprit de match amical. Il nous ramène ainsi à ce qui se passe dans son vestiaire, à ses joueurs, à leurs caractères, leur envie, leurs réelles capacités. Bien choisir ses hommes, leur caractère et le lien qui va les unir, c’est ce qui compte d’abord.

Et Nice alors ? C’est peut-être la première fois que j’en parle en 4 ans de blog. Nice dans le top 5 ! Nice et sa vedette Cvitanich (dans des styles différents, ses deux buts sont significatifs d’un vrai talent). Cvitanich où la preuve, peut-être, qu’en L1 aussi on sait avoir de bonnes idées. Nice et le père la rigueur Puel. Avec une défense très moyenne, la 11e du championnat, et la 6e attaque, les préjugés « Pueliens » sont fragilisés. La rigueur niçoise est peut-être avant tout mentale. Cette équipe affiche, en effet, un bel état d’esprit et met beaucoup d’enthousiasme dans ses matches. La folle fin de match face à l’ETG était un vrai moment sympa du week-end…