Paris et Lyon ayant gagné, l’OM jouait pour rester dans le rythme. Plus à l’aise à l’extérieur car moins à l’aise quand il faut faire le jeu, l’OM devait faire face à un cas pratique classique face à Saint-Etienne. Un gros bloc et deux joueurs offensifs pour mettre un contre, Galtier annonce son « ambitieux » projet de jeu d’entrée. Pourtant c’est Sainté qui est mieux en début de rencontre. Une bonne récupération, une circulation de balle fluide, les Verts dominent. Une domination qui ne débouche néanmoins sur rien. A chaque fois que Sainté approche du but de Mandanda, ça manque de solution. L’OM est donc plutôt tranquille et attend. Les deux équipes ne font rien, ou pas grand chose. Le milieu marseillais ne produit aucun jeu. Marseille est, comme très souvent, très moyen, mais l’OM marque. Un centre, un super coup de tête d’Ayew et voilà Marseille devant. Ça tient de la magie. Un jeu pauvre, un tir cadré, un but. On a vu le film plusieurs fois cette saison, mais son succès ne faiblit pas. En seconde période, l’OM ne fait pas plus et même moins. Saint-Etienne met la main sur le match, mais pêche dans les 20 derniers mètres. Mauvaises passes, mauvais choix, les Verts sont au-dessus mais ne concrétisent pas. On note forcément qu’avec une équipe plus offensive et un pressing plus haut, Sainté prive Marseille du ballon. Mais pourquoi Galtier décide de se priver de Cohade, d’Hamouma au coup d’envoi ? Pourquoi cette frilosité ? Il y a visiblement plus de qualités techniques, collectives à Sainté et pourtant c’est l’OM qui mène ! Marseille ne peut que subir, s’accrocher, et attendre un contre. Un contre dont l’OM n’aura même pas besoin. Faire aussi peu et obtenir 3 points, le miracle marseillais continue.

L’histoire de Puel en Père Fouettard avant Noël aura fait long feu. Son équipe est agréable, se bat bien, mais elle n’a pas fait le poids à Gerland. Toujours sans meneur de jeu, l’OL a misé sur l’enthousiasme, un bon pressing et surtout une envie de ne rien lâcher au PSG. En 442, au lieu du 4231 habituel, Lyon s’est vite adapté. Gomis et Lisandro ont mis un beau but et ont lancé l’OL vers un succès logique. Peu en vue la semaine dernière au Parc, Malbranque a retrouvé sa place au milieu. Et quand Malbranque va, l’OL va et rester coller au PSG…

Premier au classement avec une moyenne de points en phase avec son ambition, meilleure différence de buts, meilleure attaque, meilleure défense et meilleur buteur, on peut encore chercher ce qui ne va pas au PSG, se demander si les joueurs et le coach sont bons, reste qu’à mi-parcours Paris est là où il devait être. Des derniers matches, de cette bonne série est venue la confirmation d’une idée : Rien ne doit empêcher le PSG d’être champion, sauf lui même. A Brest, le PSG s’est logiquement et sans histoire, imposé. Le coach breton a bien cherché une solution, comme tous les autres entraîneurs qui affrontent le PSG, rien n’y a fait. L’idée du plan spécial est compréhensible et elle a fait ses preuves (Rennes, Sainté, Bordeaux…) mais la question est désormais plutôt de savoir si c’est le plan qui a marché ou si c’est le PSG qui n’était pas encore au point au moment de ces matches-là. Garde avec Bastos en arrière gauche avait touché les limites du « plan spé ». L’équipe est chamboulée et se met une pression supplémentaire. Le tacle inutile et idiot qui a valu un carton rouge au brestois Sissoko n’est-il pas l’illustration d’un conditionnement particulier ? L’hypothèse est crédible, mais à voir les cartons rouges qui tombent chaque semaine en L1, il faut aussi se demander le niveau du QI moyen dans notre championnat. Le TFC face à l’OM la semaine dernière avait décroché la timbale de l’idiotie, mais que dire de Belhanda face à Lille (et Lovren !) ? Evidemment le débat est alors tiré vers le bas avec la sempiternelle question de la justesse de vue de l’arbitre. Mais quand va-t-on comprendre que cette question est inutile et stupide. La décision est : En discuter ne sert à rien. En revanche, savoir pourquoi Belhanda est si nerveux (deux cartons rouges sur la phase aller) et si peu consistant cette saison, voilà la question que devrait se poser Girard au lieu de chouiner en permanence. Il ne voulait pas qu’on dise que Montpellier était un club de voyous, désolé, c’est raté !

Ambiance tendue à Montpellier et ascension perturbée. Mais son large vainqueur du jour Lille n’a pas l’air bien mieux. L’espoir d’un retour en haut est permis, mais au-delà du très logique succès devant Montpellier, le club ne respire pas la sérénité. Le président Seydoux dit de son coach qu’il est fatigué. Le LOSC a viré son gardien, hésite à en faire de même avec sa grosse recrue estivale (Kalou), certains cadres (Balmont, Debuchy, Beria) sont transparents… Lille, le modèle français, est flou. Et que dire de Bordeaux, la star de l’été dernier. Le champion de l’ennui, à côté de qui bientôt le TFC aura des allures de Barça ! Bordeaux, le club anesthésié. Gillot veut partir, les joueurs ne font rien et se traînent. C’est fou tout de même, tous ces clubs, ses joueurs qui donnent le sentiment de se faire chier !

Devant ces équipes en déprime, on trouve Rennes. Antonetti est donc venu gagner dans sa région. On aura une fois de plus noté que jouer en Corse est décidément compliqué. Incidents réels, irréels, inventés par l’arbitre, quand on joue en Corse, c’est la quatrième dimension tant on ne comprend plus rien. Bref, dans ce match, on aura une nouvelle fois vu à quel point Feret tient l’équipe tout seul. Avec son assistant Alessandrini, Feret fait avancer son club. Tandis que les autres ont tous l’air de faire la gueule, lui s’amuse, joue au foot (très bien) et gagne. Personnage à part en L1, il a l’air parfois isolé au milieu d’une troupe de bourrins. Bon joueur, intelligent, élégant il semble envoyer un message clair, dont beaucoup devraient s’inspirer : C’est finalement plutôt simple d’être joueur de foot. Faites un effort, vous allez voir, c’est bien…

PS : Joyeux Noël à tous…