L’OM pouvait donc rejoindre l’OL et mettre le PSG à deux points. Battre Sochaux ne semblait pas impossible loin de là. Mais déjà peu à l’aise dans le jeu quand il gagne, l’OM s’est vite retrouvé face à deux problèmes : un adversaire qui attend derrière et un climat peu propice au jeu. Souvent irréprochables dans l’implication, les Marseillais ont paru absents dans ce domaine aussi, loin de leur visage habituel. Et puisque le jeu n’a jamais été le fort de l’OM cette saison, il n’y avait donc rien pour compenser. Médiocre, l’OM n’est pourtant pas vraiment inquiété. Sochaux est dans une optique de gain de duels, pas de jeu. Et c’est sur deux coups de pieds arrêtés que Marseille se fait prendre. Encore une fois, des duels gagnés. Absent défensivement, l’OM prend l’eau dès l’entame de la seconde période quand Morel marque contre son camp. La sale soirée illustrée dans une action. A 2/0, et encore plus à 3/0, la situation est confortable pour Sochaux. Mener largement et rester dans son plan de jeu, c’est le paradis à Bonal ! Le match devient bien plus intense et intéressant quand Ayew réduit l’écart. Sans neige et obligé de se livrer, l’OM se lâche. L’embellie est toutefois de courte durée et même à 11 contre 10, Marseille est décevant. Barton, Valbuena ont eu peu d’emprise sur le jeu et devant Gignac a souvent foncé sans inspiration dans le mur jaune. Défait pour la sixième fois cette saison, l’OM devra se relever, samedi prochain, contre un Montpellier désormais bien plus en forme. Pas évident…

Le PSG est depuis le début de la saison face à une alternative simple. Pourtant, il ne semble toujours pas l’avoir bien comprise. Se rendre le match facile, en marquant suite aux premiers coups de pression, ou faire un match sérieux, impliqué, constant. Sinon ? Sinon Paris risque de butter sans cesse sur la fougue que mettra l’adversaire à défendre son acquis initial. Le scenario vu dans le match devant Ajaccio est classique. Un match défensif plein, courageux du petit contre un PSG qui ne trouve pas la faille et qui transforme son match en galère. Certes le PSG a eu beaucoup d’occasions, mais le mouvement général de l’équipe n’était pas bon. Lucas ou Lavezzi aux côtés d’Ibra devant, quelle était la meilleure solution ? Tout était confus, les déplacements, les choix, le pressing. Si on ajoute à ça, la performance insupportable de suffisance d’Ibra, la stupidité du geste de Motta, la blessure de Silva, ça faisait trop de soucis pour un PSG aussi peu inspiré que son coach, passif devant une prestation bien peu probante.

Après le mois de décembre convaincant, les commentaires absurdes ont repris le dessus. Les 10 points d’avance, les 4/0 à chaque match, le PSG sur une autre planète… Je suis content de ne n’avoir jamais suivi tous les « experts » qui nous ont vendu ce programme. Le PSG est sur terre et il est loin d’avoir éteint la concurrence.

Cette contre-performance a donc permis à Lyon de passer devant au classement. Pendant qu’en coulisses on affiche les produits en soldes, l’OL prend les points. Difficile de retenir autre chose de ce match très moyen. Match que l’OL a gagné sans maîtrise et sans briller. Pour certains, c’est bon signe. Avant d’envisager la signification de ce « signe », je vais plutôt suivre de près la fin de ce mercato afin de voir avec quel effectif Rémi Garde devra aller se battre pour le titre. Reste qu’être devant ce PSG en bricolant avec la caisse est une performance de choix pour cet OL. Cette journée de reprise m’aura également permis de constater que mes deux coachs préférés, Antonetti et Galtier, sont toujours aussi exaspérants. La palme du WE pour Antonetti bien sûr. Je ne sais pas comment sa direction, les supporters de Rennes, font pour accepter de tels propos. On peut prendre le problème dans le sens qu’on veut, Antonetti n’a rien apporté à Rennes. Il l’a même fait reculer, dans le jeu, l’image. Où peut le mener sa seule ambition, celle d’être moyen ? Son discours rabâché est usant. Avec les mêmes moyens, Montpellier hier, d’autres avant, Nice cette année, ont montré autre chose que ce petit cirque misérabiliste.

Mercredi, Rennes joue son match de l’année en Coupe de la Ligue. C’est l’objectif du club cette année. Tout pour cette Coupe. Au club, on a dû batailler dans tous les sens pour attirer du monde au stade pour ce match et sur le terrain il faudra battre Montpellier. La veille, la mission sera la même pour Sainté devant Lille. Rennes et l’ASSE veulent cette Coupe et j’attends avec impatience de voir si les quels actes seront en phase avec cette ambition. Pour Rennes, souhaitons que Montpellier ne veuille pas de cette Coupe. Le niveau du champion de France est depuis quelques semaines en nette amélioration et la trêve n’a pas brisé cet élan. Montpellier va bien, mais l’équipe qu’il fait bon voir en ce moment, c’est Nice. A vrai dire, ça fait un petit moment que ça dure. J’en avais parlé ici dans un post précédent, mais répétons-le, cette formation dégage un esprit, un enthousiasme réjouissant. Volonté de jouer haut, de presser, d’être dans un rythme soutenu le plus longtemps possible, prise de risque, jeunesse intelligente et pas écervelée comme trop souvent en L1. Civelli derrière, l’excellent Cvitanitch devant, ça sent l’esprit argentin dans toute l’équipe… Après 20 journées, les Niçois sont cinquièmes. Loin du podium peut-être, mais qu’ont-ils à envier au 4e, l’insipide Bordeaux ?