Ça sentait la LDC pour Bordeaux et l’OL en 16e d’EL. Kiev y était d’ailleurs cette année et Tottenham l’an passé et certainement la saison prochaine.

A Kiev, Bordeaux a obtenu un bon résultat et c’est surtout ce bilan brut qui doit être mis en avant. Pour le reste, face à une équipe limitée, Bordeaux a quand même beaucoup (trop) été bousculé. Gillot avait sorti sa défense à 5 et la vieille tactique reposant sur l’espoir d’un espace. Globalement dominé, Bordeaux a eu le mérite de réagir juste après le but du Dinamo. Un très beau but de loin d’Obraniak. De près, ça aurait été trop compliqué vu le mal que les Girondins ont eu à approcher, à construire du jeu. Bordeaux a donc surtout défendu, bénéficiant en plus de pas mal de réussite comme sur le penalty raté de Gusiev. 1/1, ça doit permettre d’envisager la suite sereinement. Mais si Bordeaux n’en fait pas plus dans le jeu, il sera exposé à une grosse déception la semaine prochaine.

Ça semblait bien plus compliqué pour l’OL en Angleterre. Face à un gros de la PL, cet OL, dans une mauvaise passe en championnat, avait de quoi inquiéter. En 433, avec Malbranque derrière Gomis et Lisandro à gauche, le message envoyé ne me plaisait pas trop. Pourtant le début de rencontre est très positif. L’OL mise sur la baston. C’est une affaire de duels, de pressing. Lyon veut d’abord empêcher les Spurs d’imposer leur jeu. Les liaisons sont bien coupées et en contre, l’OL approche plusieurs fois dangereusement le but de Friedel. La première période est contre toute attente équilibrée. Tottenham faisait peur, il semble finalement presque prenable. A condition de poursuivre les efforts et l’excellent match défensif, ramener un bon résultat n’est pas impossible. Le temps de tirer les conclusions de fin de première période, l’OL prend un but sur un coup franc lointain. Une frappe de Bale, façon Juninho, Vercoutre est lent dans son déplacement et sans avoir vraiment souffert, Lyon est mené 1/0.

Le but ne modifie pas les données du match. Le début de la deuxième période continue, en effet, de laisser croire qu’en étant plus audacieux, l’OL pourrait éteindre encore plus ce stade si calme à l’ambiance presque théâtrale. De l’audace à la folie, le chemin est normalement long. Mais Umtiti a peut-être vu en arrivant au stade la devise de l’adversaire « Audere est facere », oser, c’est faire ! Comment peut-il tenter la frappe qui mène à la splendide égalisation de l’OL ? C’est incroyable tant prendre ce tir est irrationnel, mais le jeune défenseur lyonnais tente et dégomme la lucarne de Friedel. Un vrai but de Coupe d’Europe, comme on disait avant. Notamment quand cette Coupe UEFA était prise au sérieux par tout le monde. Exactement comme l’OL le fait cette année. Lyon comme il l’a fait durant tout le match termine en étant toujours fort derrière. Je me dis que si à un moment sur les deux matches, l’OL est contraint de jouer, ça peut être un problème. On voit bien que cette équipe de Tottenham n’est pas habituée à évoluer contre des équipes placées aussi bas, aussi concentrées sur le jeu défensif et qu’elle est bien plus à l’aise avec de l’espace. Bale, Lennon en ont notamment besoin. Et puis comme à la fin de la première période, au moment où on cherche à envisager la suite, où tout semble bouclé, les Spurs obtiennent un coup franc. Fin de match. C’est la copie conforme de la fin de première période. Deux fois la même, ce n’est pas possible. Bale n’a quasiment rien fait du match. Mais il a juste mis deux supers frappes. Il a juste permis à son équipe de gagner 2/1. L’OL devra donc jouer, aller chercher la qualification et ce n’est pas franchement une bonne nouvelle…