Le PSG allait donc à Sochaux pour un match post-LDC. Les matches qu’on a coutume de qualifier de compliqués. Avec pas mal d’absents, Ancelotti compose un 442 qui a plus des allures de 433, voire aucune allure du tout tant on ne comprend rien à ce que fait le PSG dans la première période. Sochaux n’attend pas, avance, presse et joue tout simplement. Paris est bousculé et apparaît hors du coup. Le milieu est bancal avec un Chantôme à droite, ou au centre, ça dépend. Ça laisse le côté droit ouvert et Van der Wiel complètement abandonné. Déjà que le Néerlandais est à la rue en temps normal, là ça vire au ridicule. L’ouverture du score d’Alex est un leurre. L’égalisation des Doubistes, logique. On est donc très loin des compliments adressés par l’Europe du foot mardi soir. C’est ça aussi devenir grand, savoir être flatté et assumer. La seconde période confirme la sale soirée parisienne. Sochaux fait un très bon match, mais si c’était une grande équipe, on le saurait non ? Paris est asphyxié. A l’image de Sirigu, les Parisiens semblent à tous sortis d’une épidémie de gastro. Mené 2/1, le PSG remplace son faux côté droit. Avec Lavezzi à droite et Gameiro en pointe, ça ressemble plus un 442 habituel. Pourquoi Ancelotti n’a-t-il pas fait ça d’entrée ? En face le coach de Sochaux, Hély, mérite d’être félicité. Il mène, le PSG joue un peu mieux en fin de match, mais il tient à garder un bloc équipe haut. Pas question de mettre des défenseurs, de reculer. La récompense est à la hauteur. Sochaux, malgré une égalisation parisienne qui aurait pu changer le match, va chercher une très belle victoire. Et franchement, c’est largement mérité.

Il y a des jours comme ça où tout va bien. Un beau rayon de soleil et une petite raclée qui ne paye pas de mine. Après avoir été sévèrement puni jeudi soir en EL, l’OL s’est vengé sur Bordeaux. Un 4/0 bien gonflé, boursoufflé même. D’abord chahuté, l’OL place un contre. Gomis rate sa passe, mais garde le ballon, sa passe est cette fois bonne. Grenier marque et l’après-midi devient estivale. La suite, c’est tout qui sourit. Frappe en lucarne, décontraction et Aulas qui forcément vient parader à la fin. J’aimerais dire que le milieu de l’OL avec Grenier est meilleur, mais on le savait déjà. Je ne voudrais surtout pas donner l’impression de minimiser le succès lyonnais car assurément l’OL a livré un match sérieux, collectivement au point. Et comme Bordeaux est toujours aussi peu consistant, quand en face ça tourne bien et que l’efficacité est au top, ça peut vite dérouler…

L’OM a retrouvé sa « touch ». On l’avait presque oubliée. Cinq points sur les cinq derniers matches, on s’était dit que l’OM avait touché ses limites dans ce style improbable du : « je ne fais rien, mais je gagne à la fin». La chance de l’OM c’est de tomber parfois sur des équipes qui font moins que rien. C’était le cas de VA, venu au Vélodrome pour faire 0/0. Sanchez ne nous a pas habitués à ce genre de projet sommaire et finalement, l’OM a mérité son succès pour avoir au moins essayé. Pourtant, en regardant cette rencontre, cet OM, il apparaît clairement qu’une équipe qui tenterait un peu, pas grand-chose, trois fois rien pourrait ramener la victoire. Il n’y a pas une ligne dans laquelle l’OM semble fort, pas un joueur qui se détache, mais cette équipe reste sur le podium avec cette différence de buts incroyable de +3. S’il fallait une preuve de la faiblesse de notre L1, suivre Marseille cette saison serait un argument béton. Cet OM attend à présent son match au Parc avec une impatience affichée. La promesse d’une détermination à la hauteur est là. Pour cet OM qui ne semble vouloir vivre qu’en rapport à son rival, ce sera le match de l’année.

Vendredi, Lille avait battu Rennes sans briller outre mesure, mais dans l’ensemble plutôt tranquillement. La remontée du LOSC au classement devient de plus en plus crédible. Le calme est revenu au club et Lille pourrait bien nous montrer une fois de plus qu’il y a bien deux championnats à disputer dans une saison et que le plus important reste le second. L’avantage de notre L1 est, en plus, son niveau global qui enterre rarement une équipe dans sa première phase. Déplorons par ailleurs, évidemment, la grave blessure d’Alessandrini. Un joueur qui faisait beaucoup de bien au jeu rennais. Avant ce petit drame, Antonetti avait opté pour une équipe avec 7 joueurs défensifs… ça se passe de commentaire. Mais avant d’envisager une remontée du LOSC il faudrait que devant ça coince. Devant, les Niçois confirment qu’il ne faut pas les sous-estimer. Pour le reste, le cercle reste large, de Nice 4e à Lille 10e, il y a cinq points. Une semaine, on est 4e, la semaine suivante 9e. La L1 est structurée en quatre morceaux, le podium, les seconds couteaux, le ventre mou et la zone maintien… Cette journée aura donc été marquée par le réveil des deux Olympiques, histoire d’O. Pour redonner un peu d’érotisme à la L1…