J’aimais bien la petite histoire des deux matches du soir. Arsenal à la rue, Wenger en colère, l’envie de bien faire tout en sachant que les espoirs dans cette LDC étaient faibles. Aller au-delà de ce Bayern serait déjà exceptionnel. Le finaliste de la dernière LDC est favori de ce 8e et parmi les cadors annoncés de la compétition. Et puis, ce Porto-Malaga, le moins glamour des 8e. Pas de favori, match ouvert. Le genre de tirage qui vous autorise à envisager le TOP 8 européen.

A l’Emirates, je ne pensais pas que la différence entre le Bayern et Arsenal serait aussi vite visible, aussi nette. 2/0 en vingt minutes, Arsenal refait le coup de l’équipe d’enfants. On dirait presque Lille en phase de poules. Même dans leurs rares moments forts, les Gunners ne parviennent pas à inquiéter Neuer. Mais il faut surtout insister sur la prestation du Bayern. Un régal de belle machine. Le mouvement collectif est toujours juste. Le bloc avance, recule, tout est coordonné. Et comme techniquement, l’équipe allemande dispose de joueurs bien au-dessus de la moyenne, la supériorité est épatante. Un mot de « notre » star, Ribéry. On me dit toujours qu’en Allemagne, c’est un crack. J’ai vraiment pas de bol, car à chaque fois que je regarde le Bayern, je lui vois rien de hors du commun. Je dois exagérer, c’est possible. Faire une « fixette ». Je vois toujours au moins 7 joueurs meilleurs que lui dans cette équipe. Même Kroos, plus jeune, s’est imposé et me semble être largement au-dessus. Ribéry, meilleur joueur de Bundesliga ? Alors, j’ai un vrai souci de compréhension avec en plus la poisse de toujours tomber sur des prestations moyennes. En ½, contre le Real, à l’aller, la saison dernière, il avait été bon. Oui, mais pas non plus de quoi parler de crack. Je suis navré de penser que c’est un joueur d’appoint de cette équipe.

Dans l’autre match, Porto a dominé la première période. Le jeu de cette équipe est toujours du genre séduisant, même s’il manque de tranchant à l’approche de la surface adverse.

En seconde période, Arsenal bouge enfin. Ça presse plus, et forcément le Bayern recule. La boulette de Neuer redonne un semblant d’espoir aux Gunners. Mais on se dit que même un 2/2, serait très bon pour les Allemands. Leur maîtrise est alors moins insolente, mais Arsenal est tout de même trop faible pour ce niveau de compétition. Le 2/2 semble néanmoins jouable, Giroud n’est d’ailleurs pas très loin d’y arriver. Mais en réajustant son milieu le coach du Bayern redonne du corps à son équipe. L’entrée de Gustavo est bonne. Celle de Robben aussi. Ribéry n’est plus là et ça ne change rien. Arsenal a fait illusion pendant 15/20 minutes, avant de sombrer à nouveau et de prendre un contre. Avec ce 3/1, le Bayern est tranquille. Sans vraiment forcer, les Allemands sont déjà en ¼.

De son côté, Porto a vite marqué en seconde période. Une avance logique tant Porto pousse. Faire un tel match et ne prendre qu’un but d’avance, c’est évidemment frustrant. Moutinho a encore été brillant et son équipe dégage une habileté technique vraiment agréable.