San Siro plein et heureux, chantant, il y avait bien longtemps que je n’avais plus vu ça. C’était beau et ça donnait envie de croire en ce Milan. Ca faisait penser au grand Milan et ça rappelait aussi à ceux qui l’auraient oublié que c’est le club le plus titré au monde. Le problème, c’est que de la dernière « belle époque », il ne reste que le vieillissant Ambrosini.

Ce Milan n’a donc pas de quoi faire peur. Malgré tout, son début de match est plutôt bon. Le souci premier est celui de bien rester en place, de bien défendre et de tenter de mener à bien un contre, du classique face au Barça. Les Catalans attendent que ça s’ouvre, que la garde se fissure, non sans essuyer deux grosses occasions contre eux en 2 minutes. A chaque fois que Milan entre dans le camp du Barça, San Siro frissonne comme s’il savait que la moindre opportunité devait être jouée à bloc, de peur qu’il n’y en ait plus. Ce Barça transforme même des clubs historiques en « petites équipes ». Cette première période est finalement ennuyeuse. Le Barça ne crée pas assez pour passer outre le bus milanais. On sort de l’ennui à la fin du premier quart d’heure de la seconde période. Un coup franc bizarre qui se termine par une belle frappe de Boateng. Milan mène ! La gestion du match est donc validée. Après tout, le Barça ne fait pas grand-chose. Messi est absent et on est donc assez loin du Barça attendu. Je parlais du Barça qui rendait les autres petits, mais force est de reconnaître que ce n’est qu’une impression. Une illusion ce soir. Non seulement Milan tient son avantage, mais Milan pourrait peut-être aller au Camp Nou plus à l’aise. Le Barça ne se crée aucune occasion et le pire, c’est que Milan ne semble pas faire un match de dingue. Tactiquement très au point, les Milanais défendent debout sans jamais être étouffés, loin de là. Ils font juste un match parfait...

La sensation devient évènement à 10 minutes de la fin. Une attaque parfaitement menée et Milan met un 2e but ! Le Barça battu, c’est gros, 2/0 en LDC, c’est énorme ! Milan termine avec Constant, Mexès, Niang et Traoré, un hommage à la L1. Un délire à San Siro. Avant ce match Maître Yoda Sacchi avait dit qu’un Barça normal passerait sans souci. Qui pouvait prévoir un tel match de ce Milan ? Reste qu'au retour, il faudra, en revanche, un Barça des grands soirs, extraordinaire pour sortir ce vaillant et surprenant Milan…