Il y a ceux qui vont rire. Et les autres. C’est aux
alentours de midi que le staff de l’équipe de France doit annoncer le groupe
des 30 présélectionnés pour affronter l’Ecosse à Murrayfield en ouverture du
Tournoi (7 février). Absent de la sélection depuis le 21 mars et une rencontre
contre l’Italie, Frédéric Michalak devrait une nouvelle fois faire les frais
des choix du comité de sélection. Dur pour le Toulousain, seul pré-convoqué de
la tournée d’automne à n’avoir pas joué la moindre minute.
Le Toulousain fait néanmoins contre mauvaise fortune, bon
cœur. « J
’ai perdu l’habitude de stresser avec une liste, relativise-t-il.
Je ne me pose pas la question de savoir si j’y suis ou si je n’y suis pas. Ça
serait se mettre trop de pression. Etre en équipe de France est une apothéose,
mais ce n’est pas une fin en soi. » Alors le Toulousain continue de
bosser. A la mêlée. Car la polyvalence de Frédéric Michalak, également capable
de jouer à l’ouverture, est un atout. Surtout que Marc Lièvremont cherche un
neuf capable de buter. «
Ma polyvalence peut aussi être un défaut parce
que ce sont deux postes clé », tempère néanmoins l’intéressé.
Lui qui avoue « souvent penser à l’équipe de
France » ne sera donc pas un Toulousain de plus à enfiler la tunique
bleue. Au contraire de Jean-Baptiste Elissalde. Ce dernier n’a plus porté le
maillot bleu depuis le 15 novembre 2008 et une rencontre contre les Iles
Pacifiques. « J’
avais fait une croix sur l'équipe de France en me disant
que mon tour était passé. Je pensais ne plus y retourner, avoue-t-il.
Il faut
être objectif. Je ne suis là que parce que Dupuy est suspendu. La Coupe du monde, c’est du
très long terme. »
C’est sans doute ce que doivent se dire le Berjallien Benjamin
Boyet (5 sélections), le Bayonnais Benjamin Fall (1 sélection), le Castrais Luc
Ducalcon et le Perpignanais Robins Tchale-Watchou, si ce dernier est
sélectionnable. Ces quatre hommes pourraient être du groupe, tout comme
Aurélien Rougerie, probablement de retour. Pour cela, ça sera le temps d’en
rire.