





Jamais un défi français n’a inscrit son nom au palmarès de
Et pour cause, la 33e édition du plus vieux trophée sportif du monde est une bataille de multicoques, une spécialité bien française. « On doit cette connaissance à Eric Tabarly, explique Alain Gautier, consultant pour le team design d’Alinghi. Avec son Pen-Duick IV, en 1968, il a traversé l’Atlantique en multicoque, échoué par manque de fiabilité et vendu son bateau à Alain Colas qui a gagné
Et surtout de servir de référents aux autres nations. « Les deux teams disposent d’outils performants, poursuit Gautier. Parfois, il faut partir avec des choses simples. Là, notre avis peut être déterminant. Je fais partie de ces marins qui sont partie prenante du design de leur bateau. Il faut être malin pour l’optimiser au meilleur prix. Ce que l’on apporte, c’est notre petit œil extérieur car les ordinateurs n’ont pas toujours raison. »
L’hommage à Tabarly
Le camp tricolore joue donc les experts. Comme Franck Cammas auprès d’Oracle lors de la construction d’USA 17. Voire carrément de professeur, comme Alain Gautier avec les marins néo-zélandais d’Alinghi V, néophytes dans l’art du multicoque. Ajoutez à cela Loïck Peyron, co-barreur du bateau suisse et vous l’aurez compris : cette 33e édition de















