





L’Angleterre a Jonny Wilkinson,
A l’entame du Tournoi des Six Nations 2010, Marc Liévremont a voulu changer la donne. Il a installé François Trinh-Duc, 23 ans, à l’ouverture. Une marque de confiance et un investissement pour l’avenir. Mais depuis sa performance mitigée en Ecosse, les discussions vont bon train. Le sélectionneur a-t-il fait le bon choix ? Les Bleus peuvent-ils se passer d’un ouvreur-buteur ? Le Montpelliérain est-il surtout capable de se métamorphoser en meneur de jeu ? Franck Mesnel, 56 sélections en équipe de France au centre et à l’ouverture, connaît bien les difficultés de ce poste à hauts risques. « Il faut lui laisser du temps, affirme le Parisien. C’est un très bon défenseur et c’est une qualité essentielle dans le rugby d’aujourd’hui. »
David Aucagne, 15 sélections avec les Bleus, appuie la démonstration. « J’aime le profil de François. Il a juste besoin d’enchaîner les matchs. Je trouve ça bien qu’on puisse lui donner du temps de jeu. Il est encore jeune. Pour un ouvreur, l’âge de la maturité, c’est 27 ans. » Le tombeur des Blacks à
« Trinh-Duc est un passeur plus qu’un créateur »
Pour ces spécialistes, la contre-performance de Trinh-Duc face aux Ecossais n’est pas inquiétante. « De mon temps, j’avais Pierre Berbizier avec moi, souligne Franck Mesnel. Je n’étais pas seul. Aujourd’hui, il nous faut plus de complémentarité au niveau de la charnière. » Pas question surtout de pointer le manque de créativité du joueur de Montpellier. Pour Lamaison, le système mis en place par Lièvremont ne nécessite pas un ouvreur-créateur. « Le sélectionneur n’accorde pas beaucoup d’importance à ce poste-là. Le
Mais a-t-il les épaules pour être l’ouvreur des Bleus à


















