





Dans le désert, il n’y a pas que des mirages. Les apparitions d’un passé qu’on croyait enfui depuis trois ans et demi surgissent avec un pouvoir d’attraction intact. Drapé de ses sept titres mondiaux, Michael Schumacher a éclipsé tous les petits princes de
Entre Massa et Alonso
Dès son arrivée dans l’enceinte bahreïnie à 9h50 du matin, il a aimanté les objectifs des photographes et les journalistes. Une soixantaine d’entre eux l’ont accueilli. Les autres pilotes n’ont pas le droit à tant d’honneur. Tant pis pour eux. « Cet accueil ressemble à ce à quoi je m’attendais », a avoué Schumacher aux premiers micros qui ont été tendu vers lui. Despote souvent froid et critiqué lors de ses derniers titres mondiaux, Schumacher s’est acheté un sourire pendant sa retraite. Affable, détendu, disponible, il n’a rien refusé et donné quelques mots tant recherchés à chaque journaliste venu s’enquérir de son état d’esprit à trois jours du premier Grand Prix de sa seconde carrière. Le temps de donner quelques indications à ses ingénieurs dans le garage Mercedes et Schumi file à la séance photo officielle avant de déjeuner en très petit comité dans son motor home. La tournée des popotes continue ensuite avec sa première conférence de presse officielle dans sa chemise blanche Mercedes GP, casquette vissée sur le crâne. Ancien pilote Ferrari, l’Allemand est cerné par Felipe Massa et Fernando Alonso, les deux étalons de
Là pour la bagarre
Le frisson des roues qui se touchent et les batailles bord à bord, c’est pour ça que l’Allemand est revenu. Il tuait l’ennui de sa retraite en s’offrant quelques plaisirs à haute vitesse à moto mais rien n’est comparable au venin de la vitesse d’une Formule 1. « J’aime le combat, reconnaissait l’Allemand lundi sur son site internet. Et c’est à cause de ça que je suis de retour. » Son appétit carnivore pointe déjà au bord de ses lèvres. Si tout le reste du plateau passe dans son ombre dévorante, Schumacher a retrouvé à Bahreïn à peu près tout ce qu’il avait quitté il y a trois ans et demi au Brésil. Ross Brawn, le cerveau de ses 7 titres mondiaux, est son boss chez Mercedes GP et il a déjà bataillé contre la majorité des pilotes à l’exception notable de Lewis Hamilton et Sebastian Vettel. Comme à


















