





Même encore diminué après sa chute, l'Espagnol n'a pas manqué l'occasion de faire parler ses talents de grimpeurs lors de la côte de Croix-Neuve
Alberto Contador franchissant la ligne d’arrivée de Mende, terminus de la quatrième étape de Paris-Nice. Le buste droit sur le vélo, la main en forme de pistolet. L’image ne vous rappelle rien ? Il y a trois ans, en 2007, l’Espagnol avait déjà faussé compagnie au peloton pour l’emporter ici. A l’époque, Contador avait fini par remporter l’épreuve. Bis repetita cette année ? « Non, non, Paris-Nice ne fait que commencer, tempère aussitôt l’intéressé. Il reste encore du chemin et des étapes très dures. »
Hier, la star espagnole d’Astana a fait ce que l’on attendait de lui. Et ce qu’il sait faire de mieux : être présent au rendez-vous des grimpeurs. C’est à
Contador pas au mieux
Le grand perdant de la journée n’est autre que l’Allemand Jens Voigt. Visage marqué par le froid, le doyen de Paris-Nice n’a pas pu suivre la cadence de Contador. Relégué à 34 secondes, l’Allemand, 38 ans, cède logiquement son maillot jaune. « Alberto a réalisé une belle montée dans des conditions difficiles, commente Yvon Sanquer, le manager d’Astana. Ce n’était pas évident. »
Le Français pense forcément à la chute de son coureur, blessé à la cuisse gauche à trois kilomètres de l’arrivée de la première étape. « J’étais bien, mais pas super-super non plus, reconnaît Contador. Etre leader est une bonne chose. Mais il est beaucoup plus difficile d’être dans cette position qu’en embuscade à quinze ou vingt secondes du leader. » Qu’à cela ne tienne. Avec le coup double réalisé hier, le voilà plus que jamais favori pour la victoire finale.
















