





« Famille ». Le mot vient systématiquement à la bouche de Fernando Alonso lorsqu’il évoque Ferrari. Accueilli comme le messie à Maranello, après une année décevante pour
Au bord des larmes tout en haut de son premier podium en rouge, il s’est à nouveau lancé dans une déclaration d’amour à ses nouveaux collègues de paddock. « C’était déjà spécial de gagner mais ça l’est encore plus de le faire avec Ferrari, qui a une telle histoire et où les attentes sont si fortes. C’est la meilleure manière de débuter une relation. Je suis dans la meilleure équipe du monde », a-t-il lancé avant de dédier sa victoire « au peuple italien, aux mécanos ici et au président (de Ferrari, Luca) di Montezemolo ». L’homme qui lui a permis de réaliser son rêve de conduire une voiture siglée du cheval cabré.
La relation entre Alonso et le l’Italie remonte à plus d’une décennie. A quinze ans à peine, le jeune pilote de l’époque avait pris la lourde décision de s’exiler dans le championnat de kart transalpin. Un périple qui a nourri sa passion pour
Tambay : « Chez Ferrari, tu mets ton ego dans la poche »
Dès ses premières interventions devant le personnel de Maranello en fin d’année dernière, Alonso a su se faire adopter. En janvier, le pilote de 28 ans a même juré que Ferrari serait la dernière étape de sa carrière. « Comment trouver la motivation dans une autre écurie quand on a couru pour Ferrari ? », interroge celui auquel son père a interdit de prendre sa retraire avant de relever ce défi. « Il m’a dit : "Si tu conduis pour Ferrari, les gens oublieront tes deux titres mondiaux et ne se rappelleront de toi que comme un pilote Ferrari", confiait-il en février au Guardian. Je crois qu’il a raison et c’est une sensation incroyable. »
Après deux saisons pénibles chez Renault, le Taureau des Asturies est à nouveau prêt à charger. Ce sont d’ailleurs son charisme et son tempérament, tout autant que son talent, qui ont poussé Ferrari à s’attacher ses services plus tôt que prévu, résiliant à grands frais (près de 17 millions d’euros) la dernière année de contrat de Kimi Räikkönen.
Seul bémol, son équipier Felipe Massa n’a pas le profil d’un numéro deux et ne lui facilitera pas la tâche. « La rivalité existe mais chez Ferrari, l’intérêt de l’équipe est plus fort que l’intérêt personnel, explique Patrick Tambay, pilote de














