






Ironie du sort, c’est sur un scénario identique à celui de 2006 que la Côte d’Ivoire a perdu ses illusions en terres gabonaises. Un score nul et vierge à l’issue du temps réglementaire, un dénouement cruel aux tirs au but, et une opportunité de tuer le match manquée qui laissera aux Éléphants des regrets éternels. L’histoire pousse même le vice à bégayer au point que ce soit le capitaine, Didier Drogba, qui soit une nouvelle fois le héros malheureux de la finale. Nous sommes à la 70e minute, Gervinho - qui ratera le dernier tir au but ivoirien – obtient un pénalty. Drogba, en leader, prend la lourde responsabilité de s’en charger, s’élance et expédie le ballon dans les nuages de Libreville.
Une défaillance qu’aucun de ses partenaires ne lui reproche aujourd’hui, à l’image de Salomon Kalou, son partenaire à Chelsea : « On n’en veut pas à Didier. Ça arrive. On sait ce qu’il peut nous apporter. Ce n’était pas notre jour, tout simplement ». Vient alors la terrible séance de tirs au but. « Arrivé là, c’est la loterie, du 50/50 », pour reprendre les termes du défenseur Souleymane Bamba. La loterie, une affaire de hasard donc, et la chance prouvera une nouvelle fois qu’elle n’est pas l’alliée des Ivoiriens. En réaction d’orgueil, et pour prouver qu’il dispose d’un mental exceptionnel, Drogba ne se dégonflera pas au moment de la séance fatidique et marquera, enfin, son tir au but… avant que Gervinho ne manque le sien. Vous avez dit malédiction ?





















