Par Steeve.bzh - le 27/06 à 22:00
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Les éternels insatisfaits
Ah! Déjà 2 ans et ça me manquait pas, le retour de l'insatisfaction française à outrance. Un 1/4 il y a 3 mois, tout le monde signait, les bleus remplissent leur objectif mais il faut qu ils rendent leurs primes !!! Ah non j'oubliais, il y a les résultats mais pas la manière donc critiquons la manière. En même temps, y aurait eu la manière sans les résultats, heureusement que nous aurions pu critiquer les résultats. Et derrière on s étonne qu'il ne mouille plus le maillot,mais quoiqu'il fasse, ils sont assurés de prendre cher. Un jour, les joueurs n ont pas assez de caractère, le lendemain y en a un qui ose en démontrer un peu, pas de bol, il devient mal élevé ... Ne nous plaignons plus qu il ne coure plus derrière le ballon, leur pays n'est plus la pour les supporter mais pour les démonter... Et au fait merci à notre merveilleux quotidien sportif français, 1997 avec jacquet, 2008 avec Domenech, 2010 avec Anelka,, et donc 2012 avec Nasri : de véritables faits d armes sportifs qui vous permettre de tirer à chaque fois à plus de 500000 ex. Merci pour mes enfants et belle image du sport ...
Par jean martin - le 28/06 à 0:46
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Que d'erreurs ...
Que d'erreurs d'interprétation dans ton message ...
1. Je te suis sur l'éternelle insatisfaction du français face aux résultats de ses sportifs. En partie seulement car personne ne repproche aux basketteurs ou aux hand-ballers de ne pas gagner. La questio n'est pas là
2. Si pour toi atteindre les 1/4 de finale (c'est à dire dans les 8 premiers d'une compétition qui ne compte que ... 16 équipes) est un bon résultat alors il y a un soucis. Ne pas se fonder sur cet objectif ridicule fixé par la fédé. Ces gens n'ont décidemment plus la tête sur les épaules. Vous immaginez en Espagne ou en Italie, les sélectionneurs en train d'expliquer à la presse que leur objectif c'est les 1/4... grotesque
3. Tu attaques le journal "l'équipe" mais de toute évidence tu n'as jamais lu la presse italienne, espagnole ou anglaise. L'équipe à côté, ce sont des enfants de coeur. Si ce pauvre chou de Nasri, Anelka et cie ne peuvent pas supporter la critique (justifiée par ailleurs), alors qu'ils fassent de la belote. Quand on gagne autant d'argent en faisant mumuse avec un ballon il faut s'attendre à être critiqué, comme tous ceux qui excercent des métiers artistiques, ou même tout simplement un dirigeant en entreprise. C'est ainsi.
4. La presse, même si elle est un peu acide par moment pour vendre du papier, n'est pas responsable de l'attitude des joueurs, que ce soit en Afrique du Sud ou lors de cet Euro. La presse ne les a pas enfermé dans le bus, ni ne les oblige à insulter et se comporter comme de vulgaires racailles. Tu inverses les responsabilités
5. Tu sembles ne pas comprendre que l'essentiel n'est pas de gagner. L'essentiel est de se battre (ce que certains joueurs ne font pas chez nous) avec honneur et dignité. le public, même le public français, apprécierait bien lpus une équipe qui se démène, même si elle échoue sportivement, plutôt que ces super-stars dont certaines n'ont jamais rien prouvé. Tout le monde loue le courage des suédois, des irlandais ... qui se sont battus avec u bagage technique moindre que d'autres équipes mais avec une chose qui manque à certains joueurs français : l'honneur
6. Oui, ils les ont gagné leur 100000€ mais pas glorieusement. Vu les salaires qu'ils ont en club, ces primes ne représentent pas gd chose. Les italiens, eux, n'ont pas négocié leurs primes et vont les reverser aux victimes des tremblements de terre. La classe et la dignité est là. Chez nous, elle n'existe plus depuis longtemps.
Par Steeve.bzh - le 28/06 à 11:29
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Pas faux
En effet, je te rejoins sur une partie de ta réponse. Je n'ai pas été assez prolifique sur le fond de ma pensée. Oui, un objectif de 1/4 reste insuffisant. On entre dans une compétition pour la gagner, un point c'est tout et on se doit de tout donner pour y arriver. Ce qui a été loin d'être le cas. Mais on parle bien, là, d'une faillite collective et ce qui m'exaspère est notre faculté à dégoter tout le temps des boucs émissaires. Le bus, Ok, mais pour une fois qu'ils réagissent en équipe ... Mais bon, n'allons pas trop loin quand même. Oui, je suis exaspéré, de s'être fait baladé contre une équipe éliminée, d'avoir baissé les bras à la 50ème minute contre l'Espagne, de les voir marcher sur le terrain, là où même les plus petites équipes se défoncent et courent après tous les ballons. Mais remettons les choses dans le contexte, on parle bien d'un échec collectif. Et là, on est prêt à crucifier un joueur pour les deux prochaines années. N'importe quoi !! Non pas que j'en sois un fan inconditionnel, je suis même plus à préférer la combativité d'un Gourcuff à la nonchalance d'un Nasri. L'exemplarité du combat doit être démontré par les 11 joueurs sur le terrain, les 12 remplaçants, et tout le staff technique. Et pour le coup tout le monde à clairement échoué. Pour l'honneur, Ok, mais réfléchissons à l'image que renvoie notre société française très collective dès lors qu'on est pas concerné. Et n'oublions surtout pas que ce ne sont pas à nos footballeurs, tous exemplaires qu'ils doivent être, d'éduquer nos enfants. Quant à la presse, ok pour qu'ils vendent du papier, mais en 2010, attendre la fin de la compétition avant de dévoiler les secrets de vestiaires, les joueurs seraient descendus du bus, éliminés peut être ou en phase de l'être, mais descendus du bus. Sur la classe italienne, on en est effectivement très loin ...
Par jean martin - le 28/06 à 12:32
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La faillite collective ??
Pour avoir dirigé des équipes allant jusqu'à 45 personnes dans un domaine pro qui n'a rien avoir avec le foot, je peux te garantir que la "faillite collective" n'est qu'une conséquence de la somme de dysfonctionnements individuels qui n'ont pas été traités managérialement.
Dans une équipe de 20 ou 40 personnes, tu as nécessairement un pourcentage de "branleurs". Le rôle du responsable ou du manager (sélectionneur, entraîneur ...) est de valoriser ceux qui tirent le projet collectif vers le haut de par leur attitude et/ou leurs compétences, de créer un sentiment d'appartenance chez tous à un projet collectif et de gérer ceux qui posent problème, les amener à s'impliquer, les interesser et si vraiment certains sont ingérables alors il faut les virer (ce qui n'est pas simple en France dans le monde de l'entreprise). C'est le B.A.BA du management. Le management, c'est un métier dans lequel on se mouille totalement. On prend les coups (mais aussi les remerciements) quand cela ne fonctionne pas. C'est ainsi. Si on est pas prêt à prendre ces responsabilités, alors il ne faut pas accepter le poste.
Dans le cas de l'EDF, certains joueurs ont fauté sportivement et extra-sportivement. Ils doivent être sanctionnés (= virés). Je te suis sur l'acharnement de la presse sur telle ou telle personne mais, il est difficile de reprocher quoi que ce soit à un Lloris. Quand on analyse les choses froidement, il apparaît évident que certains n'ont pas leur place dans cette équipe. La presse ne fait que pointer cette évidence, et encore une fois, notre presse est plus que compréhensive en comparaison de certains journaux spécialisés et tabloïds anglais, espagnols...
Par Section 9 - le 29/06 à 15:48
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Minimum syndical
Il me semble surtout que le quart (= passer le premier tour) était le minimum syndical à atteindre. Ce qui me dérange, c'est qu'une fois que cette équipe a presque été assurée de passer le premier tour, ils n'ont plus joué (défaites contre la Suède et contre l'Espagne).
Mais ce qui m'a le plus choqué, ce n'est pas de perdre contre l'Espagne (ou toute autre équipe d'ailleurs, car un match à élimination directe reste toujours du 50-50). Non c'était le manque de déception de nos joueurs après l'élimination. Leurs commentaires étaient pour moi tout simplement hallucinants de la part de compétiteurs... Après le sont-ils vraiment ?