Marlène Harnois
Une médaille olympique fait définitivement basculer une vie. Bronzée sur le tapis londonien de Londres, Marlène Harnois a pu goûter au plaisir de recevoir les félicitations de Tony Parker ou encore Laura Flessel, deux de ses idoles. Une chose inimaginable il y a quatre ans, lorsque Myriam Baverel, devenue sa coach, vient la récupérer au Canada pour tenter l’aventure britannique. « Cette médaille, c’est parti d’un rêve et d’un délire avec une copine, raconte Marlène Harnois. Sportivement, je ne valais rien. J’y suis allée à fond et aujourd’hui, c’est incroyable. »
La célébration de sa breloque au Club France puis son retour en France ont fait changer de dimension la native de Montréal. « En France, ça n’a pas arrêté depuis cette médaille, poursuit cette chargée de communication. J’ai répondu à pas mal de sollicitations, j’ai essayé de m’impliquer dans l’associatif et d’aller à la rencontre des gens. » Une médaille aux airs de vitrine inespérée pour le taekwondo tricolore.
Harnois : « L’aventure olympique, ça se partage »
Avec cette médaille de bronze et l’argent obtenu par sa camarade à la fois de l’INSEP et du club d’Aix-en-Provence, Anne-Caroline Graffe, Harnois savoure. « Je suis issue d’un sport qui est peu médiatique à la base, confie-t-elle. J’ai remporté deux championnats d’Europe (2008 et 2012), mais ce sont des victoires de l’ombre. Là, des gens m’ont dit qu’ils avaient posé des RTT pendant ma compétition, ils ont vibré avec moi ! »
L’après-JO, Marlène Harnois a donc essayé d’en profiter au maximum avec sa bonne humeur habituelle. « Au final, l’aventure olympique ça se partage et c’est la plus belle des récompenses, lâche-t-elle. Et puis, l’aventure continue. Dans une semaine, on va à l’Elysée, c’est une superbe récompense et beaucoup de reconnaissance. Je suis fière. » Une fierté et un sentiment de devoir accompli qui n’empêchent pas la nouvelle ambassadrice du taekwondo français de se préparer pour la Coupe du monde par équipes qui aura lieu à la fin de mois novembre. Un nouveau beau challenge, même s’il n’aura jamais la saveur de ce 8 août 2012.