Matt Giteau
Pour Sébastien Bruno, cette H Cup est tout simplement une belle occasion de casser le train-train du championnat. « C’est une petite bouffée d’oxygène. On découvre d’autres stades, d’autres ambiances. Ça équivaut presque à un match international pour ceux qui n’ont pas la chance de jouer dans une sélection. Ça change de notre routine », confie le talonneur, qui sait son équipe loin d’être arrivée… « Les All Blacks, pendant quatre ans, ils gagnent tous leur matchs, et à chaque Coupe du monde, sauf la dernière, ils se plantent… Il ne faut surtout pas qu’on se croie les plus forts ou les meilleurs ». La comparaison est audacieuse, mais le raisonnement respectable.
Laporte : « Ça me fait rigoler »
Du côté de Bernard Laporte, dont la culture de la gagne n’est pourtant plus à démontrer, même son de cloche. Pour lui,
c’est sur la pointe des pieds que ses hommes font leur entrée sur la scène européenne. « Ça me fait rigoler. Avec le
5e budget français, si on est les favoris pour gagner la H Cup, il faut que je fasse une statue à mes joueurs. J’entends dire partout ‘‘je suis sûr que Toulon va faire si, que Toulon va faire ça…’’ Ceux qui sont sûrs, ils n’ont qu’à parier leur maison ! Ça montrera qu’ils sont courageux, mais je crois qu’il n’y en aura pas beaucoup qui parieront (rires) ».
L’idée d’un beau parcours en H Cup doit quand même bien sommeiller quelque part dans l’esprit de Laporte. D’ailleurs, que cela lui plaise ou pas, face à un
Montpellier que Toulon est allé battre sur ses terres en Top 14 (32-25), c’est bien en grand favori que le RCT abordera
ce premier match de Coupe d’Europe de la saison.