






Sur le papier, c’est toujours mieux d’être sur le podium. Mais ce serait embêtant de ne pas l’avoir vécu le jour-même. Ce n’est pas pareil s’il n’y a pas l’émotion. On ne peut pas savourer.
Plus ou moins. On n’a aucune preuve. On se dit qu’ils font tout pour être meilleurs, qu’ils s’entraînent mieux, qu’ils sont plus sérieux. C’est difficile de se dire qu’ils prennent quelque chose. Il y a des contrôles et ils ne sont pas pris. On ne peut pas les accuser tant qu’il n’y a rien.
J’ai fait mon métier correctement, avec mes moyens. Cette année-là, si j’ai fini à une bonne place, je suis conscient que c’est grâce à l’échappée de 35 minutes que j’avais faite. J’étais incapable de terminer dans le top 10 du Tour de France. Je le savais très bien.
Je suis content, oui, parce qu’il faut éliminer les tricheurs. Par contre, je trouve qu’il est trop tard. Ça fait dix ans. Si la société du Tour dit qu’il n’y aucun vainqueur pour ces sept éditions (1999-2005), c’est bête. Mais c’est vrai que c’est difficile de mettre le deuxième ou le troisième parce que certains ont été positifs. C’est délicat de refaire tout le palmarès. Etre sur le podium du Tour de France, sans vivre l’émotion, est-ce que ça vaut le coup ? Je ne sais pas.
1- Lance Armstrong (USA) : victoires retirées par l’UCI
2- Jan Ullrich (ALL) : contrôlé positif, affaire Puerto, aveux
3- Joseba Beloki (ESP) : affaire Puerto
4- Andreï Kivilev (KAZ) : décédé en mars 2003, pourrait être déclaré vainqueur à titre posthume
5- Igor Gonzalez de Galdeano (ESP) : contrôlé positif, affaire Puerto
6- François Simon (FRA)














