






Qui ne le serait pas ? Je viens de battre Del Potro, qui reste sur une victoire à Bâle. Gagner devant un stade plein, ma famille et mes amis, j’ai envie de dire que c’est pour ça que je joue au tennis depuis que je suis petit. C’est pour vivre des émotions comme ça.
Cette année a été difficile pour moi pour plusieurs raisons. Je l’avais un peu axée sur le double car les Jeux Olympiques étaient très importants pour moi. Ils sont tombés dans une période où j’ai eu la naissance de mon troisième enfant. Ça a été compliqué à gérer. J’étais assez tendu pour cette troisième grossesse de ma femme, donc ce n’était pas simple d’aller s’entraîner et jouer. Donc mon classement a chuté. Je sais que quand la tête est là, les jambes suivent, et je peux être un poison sur ce genre de surface. Aujourd’hui, c’était un super match une nouvelle fois.
C’est top ! C’est le dernier tournoi de l’année, ça tombe pendant les vacances scolaires, donc tout le monde est là pour me supporter, mon fiston est comme un dingue. Je suis comblé par cette semaine, mais j’espère qu’elle ne va pas s’arrêter là. Je ne me mets pas de pression, je suis en quart de finale sans être dans les 100 premiers. Je sais qu’avec le soutien du public, c’est génial. Tout le public scandait mon nom, ça donne la chair de poule et ça donne envie de se transcender.
Oui, les sensations sont bonnes. J’ai fait un gros match au service, je n’ai dû rater qu’une ou deux volées. Depuis le début de la semaine, ce sont des statistiques qui sont excellentes, je n’ai pas eu à sauver de balle de break contre Del Potro ! J’ai très bien servi et c’est la clef de ma réussite.
Je n’ai pas envie de me projeter, je prends les matchs un par un. Quand on voit le niveau du tableau, on s’aperçoit que chaque match est difficile à gagner. On l’a vu encore avec Andy Murray contre Janowicz. Il faut jouer son match, du premier au dernier point, sans se prendre la tête, et prendre du plaisir.


























