






Louis Burton ne veut pas être le troisième marin de cette septième édition du Vendée Globe à jeter l’éponge. Après les abandons de Marc Guillemot (Safran) et de Kito de Pavant (Groupe Bel), on avait pourtant cru que le benjamin de la course allait à son tour devoir dire adieu à l’épreuve. Percuté, comme Bel lundi, sur le flanc gauche par un chalutier au large de Lisbonne peu après 3h du matin, Burton a jugé, après avoir estimé les dégâts, que l’affaire n’était pas perdue. « L’émotion du choc est un peu redescendue, confiait à la mi-journée le marin de 27 ans. Je fais route vers les Sables d’Olonne, je suis à 700 milles. Le routage me fait arriver dans quatre jours mais c’est très incertain. J’y crois forcément, sinon je ne remonterai pas. »
Juste après le choc, le skipper de Bureau Vallée, bien secoué, avait opté pour un peu de repos « parce qu’il était assez atteint émotionnellement », comme a pu nous l’expliquer son frère Nelson. Le marin a envoyé des photos au PC course montrant trois points d’impact. Après examen, le monocoque a été jugé apte à pourvoir reprendre la mer, mais après une sérieuse intervention aux Sables d’Olonne, point de départ de la course.
Au QG du PC course, dans le quartier parisien de Montparnasse, on croise les doigts. « On va te suivre jusqu’aux Sables d’Olonne, on espère que tu vas pouvoir arriver dans les temps pour réparer, a pu lui dire Denis Horeau, directeur de course, lors d’un échange radio. C’est une grande déception pour toi, pour la course en général, je veux t’assurer de notre soutien. On sera avec toi jusqu’au bout. Sois prudent, prends soin de toi. »
Selon le règlement, Burton devra reprendre la mer avant le 20 novembre, 13h02. Six jours d’une course contre la montre.




















