






Je suis candidat. Dans la vie, si on n’ose rien, on ne fait jamais rien. Il y a d’autres candidats qui ont beaucoup plus de chances que moi. Ce n’est pas grave. C’est du sport, c’est un match. Il y a des gens qui sont déjà en place, qui sont peut-être plus traditionnels et je les respecte énormément. Ce sont les présidents qui décident et qui décideront en leur âme et conscience.
Quand j’ai été président du Stade Français pendant 18 ans et parfois champion de France, j’ai prouvé que je savais allier la tradition, à laquelle je suis très attaché, mais également une modernité, un décalage qui font qu’on a popularisé le rugby en région parisienne. Sous ma présidence, on a mis 1,5 million personnes au Stade de France. L’un n’empêche pas l’autre. On peut être amoureux des valeurs du rugby et avoir une démarche plus contemporaine. Maintenant, c’était adapté à Paris. Ce qui est vrai ici n’est pas forcément le cas pour les autres clubs.
Il y a quatre candidats. J’ai donc une chance sur quatre. Je pense être un outsider dans cette candidature. Je le sais, mais ce ne n’est pas grave. On ira au combat avec tout le respect. Je jouerai à l’extérieur, tant pis.
Etre président de la Ligue n’est pas un pouvoir personnel. C’est un pouvoir de propositions, mais il y a un comité directeur et ce sont les clubs qui décident de l’évolution du championnat. L’impulsion que donne le président de la Ligue n’est pas forcément de changer. Ce n’est pas le pouvoir d’une personne. Parfois dans le rugby, on a souffert de ça dans les institutions, même mondiales. Maintenant, on ne va pas consulter tous les présidents car il y aurait autant de menus que de présidents. Il a également un pouvoir de représentation auprès des médias, des pouvoirs publics, des partenaires, des télévisions. N’oublions pas que le chantier des droits télés approche.
Je ne pense pas qu’il faille dépoussiérer, mais c’est vrai que le rugby a suivi une grande évolution. C’est devenu un sport de plus en populaire. Il faut qu’il continue à l’être. Il faut augmenter notre public et aller chercher de nouveaux partenaires. Il faut un peu d’imagination, il faut y travailler et je crois alors que nous aurons de beaux jours devant nous.


























