






Je fais plus de route, mais j’ai plus de vent parce que je contourne l’anticyclone de Sainte-Hélène, au contraire de Le Cléac’h (Banque populaire) qui a pris une route plus directe mais avec moins de vent. Je suis en retard au classement, mais au final, quand on arrivera au sud de l’Afrique du Sud, il y aura match. Et j’espère être devant.
Ma décision m’appartient. Je n’ai pas le droit d’être aidé. On connait les techniques de navigation, mais on est seul, sans routeur. Ça demande du doigté, une connaissance de son bateau. Et même si c’est la bonne trajectoire, le bateau est-il fait pour ce choix ? C’est les questions pour lesquelles on n’a pas de réponse.
Pas complètement quand même, puisque toutes les 12 heures, les météorologistes mondiaux, européens et américains, nous donnent des données. Mais c’est vrai que c’est à partir de ça qu’on prend nos décisions. La stratégie évolue en permanence.
Oui, bien sûr. Hier (mardi), il y avait quasiment une pleine lune, c’était exceptionnel. On voit des albatros, des dauphins, des baleines. J’en ai touchée une au départ de la course. C’est magique.



























