





A l’heure où il aurait pu, où il aurait dû ferrailler sous le soleil londonien, sur l’un des courts gazonnés du vénérable All England Club en huitième de finale de Wimbledon, Richard Gasquet fera face au tribunal anti-dopage de la fédération internationale de tennis (ITF) à Londres. Dans un endroit tenu secret, le Biterrois va devoir s’expliquer sur le déroulement de cette fameuse soirée du 27 mars dans la boite de nuit « Le Set » à Miami. Mémorable selon les clubbers, et terrible pour Gasquet. Il n’évoquera pas la musique de Bob Sinclar qui mixait ce soir-là, mais pourquoi et comment il s’est retrouvé avec 151 nanogrammes de cocaïne par millilitre d’urine lors d’un contrôle anti-dopage pratiqué le lendemain au tournoi de Miami. Il parlera de Pamela, une amourette de soirée à qui il a roulé « une dizaine de bonnes galoches » selon ses dires.
Après une prise de CC, Pamela aurait-elle contaminé le tennisman par contact prolongé et répété entre bouches et langues ? Ou bien est-ce Francesca, jeune ex-apprentie chanteuse passée par le centre de formation de
Dominguez : « On espère du sursis »
Qu’aura-t-il à opposer ? Que prendre de la cocaïne pour améliorer ses performances en compétition n’a qu’un effet très limité dans le temps. Que blessé et certain de ne pas participer au tournoi, il allait déclarer forfait. Malheureusement, il aurait fallu que son forfait intervienne 24 heures plus tôt, le 27 et non le 28 mars, pour que Gasquet soit bien retiré du tournoi avant son entrée en lice et donc qu’il évite le contrôle anti-dopage. Il se dit victime d’un complot et demande une confrontation avec Pamela pour prouver que la présence de substance illicite n’était pas voulue. La ligne de défense du joueur sera donc basée sur sa bonne foi et le maintenant fameux et presque copyrighté « dopé à l’insu de son plein gré ».
Suspendu depuis le 10 mai, Gasquet va être entendu par un juriste et deux scientifiques. Patrice Dominguez, notre consultant tennis et DTN de


















