





Donnez votre confiance à Robbie Keane, il vous la rendra au centuple. Demandez donc à Harry Redknapp, son coach à Tottenham ou à Giovanni Trapattoni, le sélectionneur de l’Eire, ce qu’ils pensent de ça. Que ce soit sous les couleurs des Spurs ou avec le maillot de
Un phénomène que l’international irlandais traîne depuis son passage manqué à l’Inter Milan (2000-01). En Italie, le natif de Tallagh (bourgade de la banlieue sud de Dublin) ne trouve pas ses marques et paie au prix fort le remplacement sur le banc interiste de Marcelo Lippi par Marco Tardelli. Sept ans plus tard et après un premier passage époustouflant à Tottenham (2002-08), l’histoire tend à se répéter… Cette fois du côté des bords de
Tardelli souffle le froid puis le chaud
Lui, le neuf et demi réputé pour son adresse et son jeu collectif, se perd dans le carnet de notes technico-tactique de l’Espagnol. Le couac est d’autant plus douloureux que Keane, depuis son plus jeune âge, est un fan inconditionnel des Reds. N’importe quel joueur se serait effondré après un tel échec. Pas lui. « Chez nous, il était souvent remplaçant, derrière Robbie Fowler et Mark Viduka, témoigne son ancien partenaire à Leeds Olivier Dacourt. Mais cela ne l’empêchait pas de chanter avant les matches. » Et de s’imposer. A Leeds donc mais aussi à Tottenham, lors de son retour à l’hiver 2008.
Meilleur buteur en activité de son pays, meilleur joueur de l’histoire de l’Eire également depuis Liam Brady, Robbie Keane force l’admiration. Et tant pis si le reste de l’Europe émet encore quelques doutes à son sujet, tant pis si Tottenham, inconstant en Premier League, n’a pas le charisme d’un Barça ou d’un Real Madrid. Keane croit en lui et commence à imposer cette confiance aux autres. Huit ans après l’avoir dédaigné du côté de San Siro, Marco Tardelli vante aujourd’hui les mérites du capitaine de













